…Paroles d’acteurs


Un client sociétaire : Jean Sazerac

Jean Sazerac, 63 ans, gérant de société, retraité maintenant, est client du Relais quasiment depuis sa création. Il travaillait tout près, y déjeunait fréquemment et a accompagné les différentes évolutions du Relais en participant à la SCIC. Habitant Paris 12ème, il regrette de ne plus pouvoir venir régulièrement…

Depuis quand connaissez-vous le Relais et comment l’avez-vous connu ?

J’ai connu le Relais par une de mes clientes et je suis devenu client régulier depuis son 1er anniversaire, aussi bien dans le cadre professionnel que familial et amical.

Lors de ma première visite, j’ai eu l’impression de découvrir la caverne d’Ali Baba, grande et cachée, pleine de trésors culinaires, hors du temps avec son plafond désuet en lackfolie, sonore comme un hall de gare, séduisante, unique…

J’ai tout de suite apprécié la qualité des mets et leur diversité et tout particulièrement celles (la qualité et la diversité) des poissons servis : le carnivore que j’étais s’est lentement mué en piscivore. Les desserts n’étaient pas en reste, bien au contraire, ainsi que le prix du menu, bien évidemment, qui défiait toute concurrence.

Dès le départ j’ai su, par le directeur, qu’il s’agissait d’un restaurant d’insertion et cela a renforcé mon jugement. Il m’a aussi mis au courant de l’histoire de la création du Relais.

Je le fréquentais plusieurs fois par semaine, essentiellement dans un cadre professionnel mais aussi, le soir, avec ma famille. Et je l’ai fait connaître, autant que faire se peut, à mes collègues, mes amis, ma famille, auxquels je présentais le Relais comme une obligation qui se change en plaisir !

Comment avez-vous participé à l’évolution du Relais ?

J’étais adhérent à l’association Le Relais et, ayant appris par son instigateur principal, le passage en SCIC, j’ai pris bien évidemment des parts sociales, dès le démarrage. J’ai aussi accompagné la transformation en m’y rendant le plus souvent possible et, modestement, j’ai offert à Belkacem Kheder, pour le nommer enfin, une « pauvre » clé USB contenant quelques centaines de photos des plats qui m’avaient procuré tant de bonheur.

Enfin, consécutivement aux travaux, j’ai fabriqué et posé la banque d’accueil dans le nouvel espace dédié. Le déclic est venu du comptoir « maigrichon » et « insolite » dont disposait jusqu’alors Gisèle et, en ma qualité de standiste du milieu des expositions, je me suis « fendu » de cette sorte de cadeau d’adieu puisqu’après 45 ans d’un labeur qui ne trouvait ses véritables épinards (i.e la coupure médiane de journées bien trop longues) qu’au Relais, j’ai tenu à remercier Belka du formidable travail de toute son équipe, à commencer par le sien propre et ce, avant de devoir tirer ma révérence. Du coup, toute honte bue, je ne participe plus en rien au Relais…

En revanche, je suis de très près les évolutions successives et j’en pense beaucoup de bien, tant il est vrai qu’il faut constamment se remettre en cause pour avancer.

J’ai aussi été au courant que Relais Formation a évolué, qu’il avait obtenu l’agrément pour dispenser des formations qualifiantes et cela me provoque du respect mêlé d’admiration pour le dynamisme social et le professionnalisme dont il témoigne.

Que pensez-vous de l’information que vous transmet le Relais ?

Je reçois la Newsletter, à moins que je ne la confonde avec d’autres envois de la même provenance et que ce ne soit mon allergie au mot même qui provoque le doute… Je pense que c’est une bonne chose, même si je n’en prends pas connaissance in extenso. Je souhaite continuer à la recevoir, à la fois pour titiller ma nostalgie et me réjouir de vos méritantes et militantes actions ou encore me donner l’occasion de venir assister aux spectacles de qualité que vous organisez.

Les autres informations sont assez nombreuses pour moi : le souvenir est un poète, je ne veux pas en faire un historien, ceci dit pour paraphraser Rosemonde Gérard ! En fait, elles me sont peu utiles, « euphémismement » parlant et en dehors des annonces des représentations culturelles.

De même, je ne vais plus guère, sur le site, ne me rendant sur les lieux de mes réjouissances d’antan que bien sporadiquement…

Avez-vous des points à évoquer concernant le Relais ?

La timidité m’en empêche !

Plus sérieusement : l’accueil toujours chaleureux dont la clientèle bénéficie. Et l’illusion de faire partie d’une famille, surtout lorsque l’on s’arroge, sans plus de vergogne, le droit d’aller couper soi-même les bouchons pour caler la table ; à de rares exceptions près, tout le personnel connu sur ces vingt dernières années, notamment les chefs de rang successifs ; Oh, pardon, j’allais oublier Monsieur B.K. qui préfère rester dans l’ombre, sinon anonyme.

 

Un grand, grand, grand merci à tous !